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| + | ===== ERNST BENZ (CHKC) – OETINGER ===== | ||
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| + | C’est à l’âge de vingt-trois ans que F.C. Œtinger, alors étudiant à Tübingen, commença à s’intéresser aux écrits rabbiniques. En fait, dès le début de ses études théologiques (en 1721), il exprima l’idée que la littérature rabbinique faisait partie des sources fondamentales de la théologie chrétienne : « J’évoquerai maintenant le second moyen que j’ai utilisé pour étudier la théologie. C’étaient les écrits rabbiniques, | ||
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| + | D’emblée, | ||
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| + | Plus tard, ayant étudié à fond la Kabbale, Œtinger allait toujours souligner avec insistance que les Sefirot n’étaient pas des créatures de Dieu, mais des formes de la manifestation de Dieu, de l’insertion et du rayonnement de la divinité dans le monde des créatures. Cependant, il ne put apparemment jamais se défaire de la crainte que la doctrine kabbalistique des Sefirot, et surtout celle de l’Adam Kadmon, ne fût interprétée dans un sens arien, allant tout à fait à l’encontre de sa propre tentative d’interprétation orthodoxe de cette doctrine dans le sens du dogme officiel de la Trinité. Dans son principal écrit dogmatique, theologia ex idea vitae deducta, datant de 1765 et qui avait pour objet de fonder toute la théologie naturelle et historique sur l’idée du déploiement continu et de la révélation permanente de l’indissoluble vie divine, on trouve encore une allusion à l’interprétation « arienne » de la Kabbale, telle que la faisait valoir le conseiller Fende sur la base des écrits de Rabbi Luria repris dans la Cabbaia Denudata de Knorr von Rosenroth. Œtinger, dans cet ouvrage, s’inscrit en faux contre l’identification — attribuée à Rabbi Luria — de l’Adam Kadmon avec le logos conçu comme l’image créée de Dieu ; c’est en effet dans cette conception qu’Œtinger voit la racine même de la christologie arienne ultérieure. | ||
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| + | C’est en 1729 qu’un voyage à Francfort allait apporter à Œtinger l’occasion d’un contact direct avec les sources kabbalistiques de ses amis et correspondants de l’époque. | ||
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